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SNJ Midi-Pyrénées

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Lundi 15 octobre 2007
Du 17 au 20 octobre 2007, nous nous retrouvons à Lyon, pour un 89e congrès du SNJ, qui s’annonce particulièrement riche et animé. La section Midi-Pyrénées vous tiendra au courant de ce qui aura été dit. D’ici là, voici le déroulement de ce grand rendez-vous.

Mercredi 17 octobre
• Accueil des congressistes à partir de 17h, à l’hôtel Radisson (La Part-Dieu)
• 19 h, buffet à la Bourse du Travail
• 20 h 30, débat public à la Bourse (thème proposé: information sportive et marchandisation)

Jeudi 18 octobre
(Le programme est donné sous réserve, compte tenu de l’appel à mobilisation lancé dans la Fonction publique)
• 9 h 30, Bourse du Travail, séance plénière : mot d’accueil du président de CNAJ, ouverture du congrès par le premier secrétaire général ; rapport d’activité de l'exécutif ; débat.
• 13 h, déjeuner à l’hôtel
• 14 h 45, séance plénière : exposés de Lucien Behr (Secafi) sur le thème « concentrations et
multimédia », et Philippe Bailly (cabinet NPA) sur les nouveaux supports numériques de diffusion de l'information ; débat
• 16 h 30, première réunion des commissions de travail – thèmes retenus par le Bureau national :
o Révolution numérique, journalisme sans journaliste (anim. David Larbre, Bertrand
Coudreau)
o Marchandisation et peopolisation de l'information (anim. Malik Laïdi)
o Droits d'auteur (anim. Olivier Da Lage)
o Mutualisation, polyvalence, mélange des genres (anim. Françoise Laigle)
o Poursuite de la campagne entamée lors des élections de 2007 (anim. Dominique Pradalié)
• 18 h 30, interruption des travaux; visite de la Biennale d'Art contemporain, buffet avec le Conseil régional

Vendredi 19 octobre
• 9 h 15, élection du Comité national, puis du Bureau national 2007-2009; désignation des commissaires aux comptes et des membres du conseil de discipline
• 11 h, réunion du nouveau Bureau national, désignation des secrétaires généraux, du trésorier national et de son adjoint, du délégué aux affaires internationales. Dans le même temps,
« ateliers », lieux d’échanges entre militants ; thèmes retenus :
o Réunion du pôle pigistes avec les pigistes de la région (anim. Martine Rossard)
o Réunion des élus à la CCIJP (anim. Eric Marquis)
o Recodification (anim. Danielle Darras)
o Concentrations (délégués du groupe Ebra, des titres de l'arc méditerranéen...)
o Le journalisme et le sport (anim. Stanislas Madej)
• 13 h, déjeuner à l'Hôtel du Département
• 15 h15, reprise des commissions de travail
• 16 h30, séance plénière, rapport des commissions
• 19 h15, interruption des travaux, dîner à l'hôtel de ville de Lyon
Samedi 20 octobre
• 9 h, assemblée générale de CNAJ
• 10 h15, fin du rapport des commissions
• 11 h 45, rapport financier exercice 2006 ; décision modificative budget 2007 ; cotisations 2008
• 12 h15, rapport du secteur international, congrès FIJ de Moscou.
• 13 h, clôture du congrès, buffet

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Mardi 9 octobre 2007
Olivier Cimpello est journaliste à La Dépêche du Midi. Il est le vice-président du SNJ_MP. olivier.jpg
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Mardi 9 octobre 2007
Dans la rubrique trombinoscope, voici Jean-Louis Damiens, le président du SNJ_MP. Le saviez-vous ? Il est aussi le délégué régional de la Commission de la carte d’identité des journalistes professionnels. Si vous voulez avoir davantage d’informations sur cette commission : http://www.ccijp.net.

Damiens.jpg

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Mardi 9 octobre 2007
Voici une petite photo souvenir  de la dernière la réunion du SNJ_MP, le samedi 6 octobre à 14 h30 au local de Solidaires 31, à Toulouse. Le principal ordre du jour était la désignation des candidats de la région au Comité national du SNJ. 


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Lundi 8 octobre 2007
Nos dirigeants ont choisi de créer un GIE avec « Sud-Ouest » dont on sait désormais l'objet essentiel et l’effet d'opportunité: le possible rachat de tout ou partie du groupe « Midi Libre », même si Jean-Michel Baylet  n’a rien voulu dire sur ce sujet, ce mercredi midi, face à l’intersyndicale.

Concernant les rapprochements avec « Sud-Ouest », le SNJ n’a pas été convaincu par la version light présentée par Olivier Faguer, président du directoire du groupe « Sud-Ouest », mardi dernier devant le comité de groupe, ni par son engagement à ne pas toucher aux rédactions des deux titres, hier soir devant les sociétés du personnel. Ce midi, Jean-Michel Baylet n’a pas été plus convaincant en voulant ne rien dire ou presque, mais en ne fixant pas d’exclusives à propos du champ d’action du GIE : pour lui, c’est « possible dans tous les domaines ». Le PDG de « La Dépêche » a reparlé de l'indépendance du groupe, et s’est dit simplement « ouvert à tout ce qui peut permettre le développement de La Dépêche » précisant que « ce n’est pas tout seul qu’on va s’en sortir » que « deux journaux indépendants on intérêt à réunir leurs forces », en évoquant le spectre menaçant des fonds de pension (si, si). On sait bien que les projets de fonctionnement commun avec « Sud-Ouest » ont de fortes chances de dépasser le domaine des achats de papier, arbre mort qui cacherait la forêt. A plus ou moins long terme, après les « mises en commun de moyens » et les « passerelles », on en viendra aux « synergies », partielles ou totales pour aboutir sinon à la disparition, du moins à la perte d’identité et de substance propre des titres.

C'est la même logique qui prévaut dans les velléités (avouées à « Sud-Ouest », tues à « La Dépêche ») de rachat du groupe « Midi Libre ». Comment croire qu’il ne s’agirait que d'une juteuse opération financière ? Comment ne pas envisager que dans les départements qui comptent trois quotidiens et dont les directions auraient des intérêts communs (Lot-et-Garonne, Aveyron et Aude) on ne s'acheminerait pas un jour ou l'autre vers une ou des synergies rédactionnelles ? Comment ne pas penser, par exemple, que les dirigeants ne verraient pas dans le vivier des quatre vingt journalistes aveyronnais l'aubaine d'opérer des économies d'échelle en réduisant les effectifs de moitié ? Et que dire des infos géné ?

En la matière, le SNJ considère que les journalistes du groupe Dépêche ont déjà donné. De fin 2001 à fin 2006, « La Dépêche » a perdu 25 journalistes en CDI dont une douzaine de postes en rédaction détachée. Des pertes ont été subies dans des proportions similaires au « Petit Bleu » et à « La Nouvelle République des Pyrénées ». La synergie dans les Hautes-Pyrénées a été mise en place sans respecter l'avis des syndicats et des journalistes, sur des bases sociales faussées et dans une usine à gaz organisationnelle toujours au bord de l’explosion. Ce même modèle qui, pourtant, ne peut servir d'exemple, est en court d'exportation en Lot-et-Garonne où le contexte est encore plus difficile.

On connaît les résultats de ces politiques : certes, des économies de masse salariale, mais aussi des titres qui perdent leur identité, voire leur lectorat (c'est particulièrement dramatique pour le Petit Bleu depuis fin 2003). Il n'y a guère que depuis six mois que les ventes se portent un peu mieux à « La Dépêche » : depuis que les effectifs des journalistes en CDI sont stabilisés, voire progressent un peu avec l'intégration de pigistes. Cette  corrélation entre effectifs et ventes est frappante.

Aussi, les rédactions n'ont que faire des belles opérations financières et des synergies. Elles ont surtout besoin de sang neuf et supplémentaire après les saignées subies. Les journalistes veulent avant tout des moyens adéquats pour exercer leur métier et leur savoir-faire ; le tout sur la base de projets rédactionnels forts et de qualité, élaborés dans la concertation et non pas de fumeux ersatz journalistiques virtuels construits à partir de prétendues enquêtes marketing.

SNJ Dépêche, avenue Jean-Baylet 31095 Toulouse cedex. Tél., fax, répondeur : 05.62.11.35.04. Adresse mail : snjdepeche@wanadoo.fr
Par SNJ_MP - Publié dans : Groupe La Dépêche
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Lundi 8 octobre 2007
Jean-Michel Baylet se « réjouit de la perspective de rachat des Journaux du Midi et de la célérité avec laquelle le groupe Sud Ouest a mené ces négociations », relatait vendredi une dépêche AFP faisant état de ces négociations, désormais « exclusives », entre Sud Ouest et Le Monde. Le GIE Média Sud-Europe « n’est pas neutre dans cette opération », lisait-on le lendemain (édition du 28 juillet) dans un article de La Dépêche qui nous apprenait qu’« au sein du GIE, il était convenu un partage des rôles entres les groupes Dépêche du Midi et Sud Ouest, ce dernier étant chargé des contacts et négociations avec Le Monde. Cette reprise des Journaux du Midi est une opération conjointe menée par les deux groupes. »

Le SNJ Dépêche ne s’était pas trompé dans ses communiqués des 26 juin, 5 et 17 juillet : l’achat de Midi Libre (qui devrait être contractualisé avant la fin août) était bien le ressort principal de la création du GIE. Il n’est pas très réjouissant pour les salariés et les représentants du personnel de La Dépêche d’apprendre ce probable rachat… par voie de presse. Que ce soit le 22 juin en comité d’entreprise ou le 5 juillet, face à l’intersyndicale, Jean-Michel Baylet a tu ces ambitions de rachat, alors qu’elles n’étaient déjà plus secrètes. Souhaitons que désormais, la direction soit plus loquace dans ses informations officielles aux « partenaires sociaux » et que le dialogue social soit de rigueur, notamment sur la mise en place des « perspectives nouvelles de développement » que le président de La Dépêche laisse entrevoir… à la presse.

Certes, il vaut sans doute mieux être en position de racheter Midi Libre au Monde que, comme il y a huit ans, être en position d’être racheté en partie par Le Monde avant qu’il n’achète Midi Libre. Mais à part ça…

Notre section SNJ de Midi Libre, réagissant aux propos de J.-M. Baylet sur les « possibilités évidentes de synergie » a raison de craindre pour l’emploi dans les zones de « concurrence » que sont l’Aude et l’Aveyron. En effet, dans ses déclarations du 5 juillet, le président du groupe Dépêche, contrairement à Olivier Faguer, président du directoire du groupe Sud Ouest, n’a pas exclu la rédaction du champ d’action du GIE.

Nos camarades SNJ de Midi Libre ont également visé juste en faisant preuve « d’une vigilance extrême afin que la rédaction… puisse continuer à fournir une information de qualité… » Nous craignons en effet que le « respect de l’indépendance des différents journaux» qu’évoque le président du groupe Dépêche soit une notion assez éloignée d’une quelconque indépendance des rédactions et des journalistes participant à une information démocratique, pluraliste et de qualité. Mais nous pouvons nous tromper. Jean-Michel Baylet va peut-être se révéler un défenseur des intérêts du lecteur-citoyen et des propositions du SNJ sur l’indépendance juridique des équipes rédactionnelles et l’intégration des chartes déontologiques dans la convention collective nationale de travail des journalistes. Ce serait une agréable surprise…


SNJ Dépêche, avenue Jean.--Baylet 31095 Toulouse cedex.    Tél., fax, répondeur : 05.62.11.35.04.     e.mail : snjdepeche@wanadoo.fr
Site SNJ Midi-Pyrénées  http://snj-mp.over-blog.com/

Par SNJ_MP - Publié dans : Midi Libre
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Samedi 7 juillet 2007

L'annonce simultanée du rapprochement avec la Dépêche et de la réunion des rédactions du groupe dans un pôle média sont lourds de menaces pour les journalistes de « Sud Ouest ».

   
Alors que les rédactions de « Sud Ouest » subissent chaque jour un peu plus de pression et que la multiplication des supports internes (suppléments) et externes (« Sin Fronteras ») accroît la charge de travail sans aucun renforcement des équipes, les annonces faites vendredi 22 juin 2007 par les dirigeants du groupe ne peuvent qu'accentuer un malaise qui atteint la cote d’alerte.

La constitution d'un pôle média où Pyrénées presse d'un coté et « la Charente Libre » de l'autre exerceraient un leadership sur les initiatives dans leur zone, aussi bien que la création du GIE Média Sud Europe avec la Dépêche, participent de l'affaiblissement de l’indépendance des titres.  L'un comme l'autre font peser de réelles menaces, à terme, sur l'emploi à la rédaction.

Le pôle média, parce que l'objectif ne se borne évidemment pas à acheter ensemble des gommes et des crayons, ou à économiser des camions, comme on voudrait nous le faire croire. Partout, et notamment à « la Dépêche » où Baylet a transformé en sociétés filiales distinctes les rédactions, la pub, et les imprimeries, ces organisations aboutissent à terme à des regroupements de rédactions aux statuts différents, à des échanges gratuits de papier ou de pages. C’est l’abaissement des coûts par l’abaissement des charges salariales.

 A « Sud Ouest », quel sera le sort des agences locales détachées  des Pyrénées Atlantiques ou de Charente ? Que restera-t-il de l'autorité rédactionnelle de Sud Ouest dans les "synergies" de ces mêmes départements ? Comment ne pas voir dans les options de renforcement au sud de l’édition des Charente, et à l’ouest de l’édition du Béarn, annoncées ces dernières semaines par la direction des éditions,  les prémices d’un partage de ces territoires ? 

Le GIE Média Sud Europe pose les mêmes questions pour les agences de Sud Ouest à Auch, et celles de « la Dépêche » à Agen et Villeneuve. Partout encore, les rapprochements de journaux concurrents se paient en emplois, parfois en disparition de titres. Les concentrations se font toujours aussi au détriment du pluralisme, à l'opposé des besoins de la démocratie, à l'opposé aussi des attentes des lecteurs, qui démontrent chaque jour qu'ils attendent des médias plus divers, plus inventifs, moins uniformisés.

Agir. Certes nous n'en sommes pas là. C'est justement pourquoi il faut agir. A ce titre, le SNJ soutient la position de la société civile des journalistes et de l'amicale des journalistes au conseil de surveillance, et la motion de défiance. Si le groupe espérait prendre la rédaction de court en annonçant ces mesures juste avant les vacances, c'est raté. Mais tout pourrait quand même aller très vite. En effet, la création du GIE est avant tout destinée à se positionner pour le rachat du "pôle sud" PQR du Monde, à savoir le Midi Libre et l'Indépendant de Perpignan, dont le groupe désormais présidé par Pierre Jeantet veut se désengager. Là encore, ce sont des menaces pour les rédactions concernées de la Dépêche et du Midi Libre en Aveyron et dans l'Aude.    

Tout sauf Baylet. Enfin, comment imaginer de développer l'activité "pluri-média" de « Sud Ouest » en partenariat avec le journal de Jean-Michel Baylet, un patron qui a fait de « la Dépêche » l'outil de ses intérêts politiques, au mépris de ses journalistes et à l'opposé des valeurs d'indépendance, de pluralisme et de tolérance qui sont celles de Sud Ouest ? Un PDG qui a redressé ses résultats économiques en fermant par exemple, ses agences locales détachées hors zones de concurrence ? Si ce rapprochement est plutôt perçu comme une bouffée d'oxygène par nos confrères de Toulouse, c'est qu'ils connaissent trop bien leur patron. Même si Patrick Venries s’est posé en garant de l’intégrité éditoriale de « Sud Ouest » dans le GIE lors de l’AG des journalistes de Bordeaux, que pèse aujourd’hui le directoire de Sapeso, alors que GSO décide pour lui et sans lui ?


Le Groupe Sud Ouest a les moyens économiques du développement de « Sud Ouest », en toute indépendance.  Si des alliances se révèlent inévitables dans le contexte de la crise de la presse papier et de concentration du marché publicitaire, elles doivent se faire dans le respect  total des valeurs, de  l'identité et de l'indépendance éditoriale de chacun des titres, dans la préservation (et pourquoi pas le développement) de l'emploi, et dans le respect des statuts. Si des opérations communes sont utiles entre les titres et médias du groupe, elles ne nécessitent nullement la dissolution des rédactions dans un « pôle média ». 

 

Le SNJ « Sud Ouest » appelle la rédaction à la vigilance face à ces projets, préparés dans le plus grand secret à l'égard des organisations syndicales, ce qui n’est jamais bon signe. 

Le SNJ dit  non au projet de pôle média au sein de GSO, comme aux  développements éditoriaux communs entre le groupe « Dépêche » et le groupe « Sud Ouest », quels que soient les supports. 


APRES LE COMITE DE GROUPE.

 

Olivier Faguer minimise . Le président du directoire du Groupe Sud Ouest a présenté une version « light » de ces deux dossiers devant le comité de groupe de mardi, alors qu’il avait reçu lundi soir la motion de défiance de la rédaction. Il a confirmé que le dossier de la vente de Midi Libre par Le Monde a précipité le rapprochement avec la Dépêche du Midi, et en constitue l’objectif principal. Olivier Faguer a qualifié de « naturel » le lancement du GIE, de par les nombreux points communs qui existent entre les deux groupes du point de vue de la structure.

En ce qui concerne la ligne éditoriale, il a assuré qu’il avait bien entendu l’inquiétude des journalistes et que le périmètre éditorial serait « clairement exclu des statuts » du GIE. Ce GIE (constitué sans apport de capital et pour une durée limitée) n’est selon lui qu’une structure de réflexion destinée à étudier les synergies (co-éditions de guides régionaux, démarche auprès d’annonceurs nationaux pour des campagnes à l’échelon du grand sud ouest par exemple). (Remarquons que c’est  en contradiction avec le communiqué commun des deux groupes qui parle « d’axes de développement forts sur toute forme de média, presse quotidienne et hebdo, magazine, presse gratuite, web, mobile, télévision, édition », et avec le communiqué interne de GSO qui évoque « l’ensemble des synergies possibles, tous métiers confondus ». Double discours ou premier recul ? L’avenir le dira).

Le discours d’Olivier Faguer est le même sur le dossier du pole média : « chacun garde son indépendance éditoriale ». La notion de « quotidien dominant dans sa zone » qui mettrait en place des synergies avec les autres titres nous a laissé perplexes et annonce des arbitrages homériques au sein du comité directeur dont le président  a rappelé que sur une dizaine de membres cinq appartiendraient  à Sapeso

Par SNJ_MP - Publié dans : Média Sud-Europe
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Mardi 26 juin 2007
Vendredi 22 juin 2007, les groupes «La Dépêche du Midi» et «Sud-Ouest» ont annoncé la création du Groupement d’Intérêt Economique « Média Sud-Europe ». Le but avoué de ce GIE est d’étudier toutes les synergies et les développements possibles entre les deux groupes, constituant ainsi un premier pas dans une association dont l’objectif est de consolider leurs positions, en évoquant déjà la mise en place d’axes de développement fort sur toute forme de média (presse quotidienne et hebdomadaire, presse magazine, presse gratuite, web, mobile, télévision etc.)  


En dehors du communiqué commun du 22 juin, les directions des deux groupes se sont montrées plutôt discrètes sur leurs véritables intentions. Pour preuve, la brève information de Jean-Michel Baylet aux élus, lors du CE de ce même vendredi.

Quatre jours après, si on n’en sait pas beaucoup plus de manière officielle, les commentaires vont tout de même bon train dans les rédactions. Les propos d’Olivier Faguer (président du directoire du Groupe Sud-Ouest), rapportés dans un article du «Monde» lundi 25 juin, sont plus révélateurs : Nous sommes dans une réflexion de développement industriel et il y aurait du sens à se rapprocher ensuite d’autres groupes voisins dont Midi Libre

Voilà qui est clair quand on sait que le projet de Pôle Sud du «Monde» – regroupement de tous les journaux du Sud méditerranéen, y compris ceux appartenant au groupe Hachette – ne se fera pas comme le souhaitait Jean-Marie Colombani.  Pierre Jeantet, qui vient d’être élu à sa place à la tête du «Monde», n’a-t-il pas fait campagne en  annonçant qu’il cèderait rapidement le groupe Midi Libre ?

Le GIE Média Sud-Europe ne concernerait donc pas uniquement les deux grands quotidiens du sud-ouest, et son appellation, que d’aucuns pouvaient croire pompeuse, voire grandiloquente, serait tout à fait adaptée à ses ambitions réelles. 

Aujourd’hui, le SNJ attend des informations officielles plus précises pour se déterminer dans chaque entreprise. Les dirigeants du GIE se proposant d’étudier toutes les synergies et développements possibles, les représentants des personnels vont devoir redoubler de vigilance. Les conséquences des synergies, notamment rédactionnelles, sont en effet bien connues, sur l’emploi, l’indépendance éditoriale, l’organisation du travail etc.

Les combats actuels du SNJ pour l’indépendance juridique des équipes rédactionnelles et la limitation des concentrations prennent ici toute leur valeur.

Ses représentants ne manqueront pas à leurs devoirs dans une presse du Grand Sud appelée à de profonds et rapides bouleversements.

SNJ Dépêche, avenue Jean.--Baylet 31095 Toulouse cedex. 
Tél., fax, répondeur : 05.62.11.35.04.    
e.mail : snjdepeche@wanadoo.fr

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Mardi 26 juin 2007
Au dernier trimestre 2006, la direction de « La Dépêche du Midi » a annoncé la restructuration des entreprises du groupe. Il s’agit avant tout du morcellement de la société « La Dépêche du Midi  et le petit Toulousain » (plus de huit cent salariés en CDI) en quatre entreprises distinctes (sur le papier). 

Une régie publicitaire, Occitane de publicité (O2pub) a déjà été mise en place et le transfert de 130 salariés Dépêche vers cette nouvelle entité s’est déjà opéré, en deux fois (janvier et mai 2007). La création de la société « Groupe La Dépêche », entité chapeautant toutes les entreprises du groupe en matière juridique, de contrôle de gestion, d’administration, de finances, de marketing, de ressources humaines de relations extérieures etc. est créée en cette fin de premier semestre 2007. 

Aucun salarié n’a pour l’instant été transféré dans cette entité qui devrait compter un effectif d’une centaine de personnes (50 cadres, 50 employés) . « La Dépêche du Midi SAS » et « L’Occitane d’Impression », les deux plus grosses structures, devraient été créées soit d’ici la fin 2007, soit début 2008. « La Dépêche du Midi SAS » devrait comprendre les salariés de la rédaction et des ventes (210 journalistes + 40 cadres + 50 employés) et comporter deux filiales, « La Nouvelle république des Pyrénées » et « Le Petit Bleu ». « L’Occitane d’Impression » réunira le secteur industriel (impression, expédition, technique,…) soit 270 salariés. 

L’actuelle entreprise « Publi » devrait se renforcer avec des transferts d’effectif, notamment en intégrant les gratuits d’annonces de la « Nouvelle République ». L’entreprise « Le Villefranchois » a été transformée en « Dépêche Hebdos » qui a vocation à regrouper tous les hebdomadaires du groupe et qui vient d’accueillir « La Semaine du Lot », achetée en avril. « La Dépêche Interactives » est une également « petite nouvelle », chargée du développement du multimédia, des sites Internet, du e.commerce,… 

Parallèlement, le déménagement des salariés d’O2P sur un autre site toulousain, a conduit à d’autres réorganisations : « Midi-Olympique », déjà sur le site du Mirail, a rejoint la rédaction de « La Dépêche » au deuxième étage du bâtiment. « Toulouse Mag », qui comprend « MPS », « Toulouse match », « Toulouse Mag » etc. déménagera dans les anciens locaux du Midol au mois de juillet.
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Mardi 26 juin 2007
La direction a choisi de modifier les structures du groupe en divisant « La Dépêche du Midi » en filiales virtuellement indépendantes. En fait, elles sont gérées administrativement, financièrement, juridiquement, en matière de ressources humaines ou de contrôle de gestion par une seule et même entité. Les décisions économiques et stratégiques de chaque entreprise sont en effet bien prises par les mêmes dirigeants au niveau du groupe. 


Cette réorganisation induit une évolution des instances sociales de l’ensemble du groupe. Aux yeux du SNJ, c’est une occasion unique d’améliorer l’égalité entre tous les salariés du groupe (qui n’est déjà pas doté des instances obligatoires comme un comité de groupe). 

Actuellement, certaines structures sont trop petites pour élire des délégués du personnel ou disposer d’un comité d’entreprise. D’autres, qui pourraient prétendre à des délégués n’en ont toujours pas... Les salariés de ces unités n’ont donc pas de représentants légaux auprès de la direction. Pour les salariés et leurs représentants, la gestion économique et sociale de ces structures reste opaque. En l’absence de comité d’entreprise, leurs résultats et stratégie ne sont soumis à aucun contrôle légal des salariés. Et ces derniers ne peuvent accéder aux œuvres sociales telles que les locations pour les vacances, les prêts à taux zéro,...

Or, le rassemblement de toutes les entreprises du groupe dans une même unité économique et sociale (UES), imposant, à minima, pour chacune d’elles l’appartenance à un même comité central d’entreprise, mettrait fin à ces inégalités. C’est la position défendue par le SNJ. Ce n’est pas celle de la direction de La Dépêche, qui prône, au contraire, une UES réduite aux trois plus grosses entreprises du groupe, et abandonne les salariés des petites structures à leur isolement. En clair, l’entreprise est prête à faire évoluer ses structures économiques vers plus de flexibilité et de souplesse, mais refuse d’améliorer la situation sociale des salariés.

 

SNJ Dépêche, avenue Jean-Baylet 31095 Toulouse cedex.    
Tél., fax, répondeur : 05.62.11.35.04.

Adresse mail : snjdepeche@wanadoo.fr

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