Groupe La Dépêche

Lundi 8 octobre 2007
Nos dirigeants ont choisi de créer un GIE avec « Sud-Ouest » dont on sait désormais l'objet essentiel et l’effet d'opportunité: le possible rachat de tout ou partie du groupe « Midi Libre », même si Jean-Michel Baylet  n’a rien voulu dire sur ce sujet, ce mercredi midi, face à l’intersyndicale.

Concernant les rapprochements avec « Sud-Ouest », le SNJ n’a pas été convaincu par la version light présentée par Olivier Faguer, président du directoire du groupe « Sud-Ouest », mardi dernier devant le comité de groupe, ni par son engagement à ne pas toucher aux rédactions des deux titres, hier soir devant les sociétés du personnel. Ce midi, Jean-Michel Baylet n’a pas été plus convaincant en voulant ne rien dire ou presque, mais en ne fixant pas d’exclusives à propos du champ d’action du GIE : pour lui, c’est « possible dans tous les domaines ». Le PDG de « La Dépêche » a reparlé de l'indépendance du groupe, et s’est dit simplement « ouvert à tout ce qui peut permettre le développement de La Dépêche » précisant que « ce n’est pas tout seul qu’on va s’en sortir » que « deux journaux indépendants on intérêt à réunir leurs forces », en évoquant le spectre menaçant des fonds de pension (si, si). On sait bien que les projets de fonctionnement commun avec « Sud-Ouest » ont de fortes chances de dépasser le domaine des achats de papier, arbre mort qui cacherait la forêt. A plus ou moins long terme, après les « mises en commun de moyens » et les « passerelles », on en viendra aux « synergies », partielles ou totales pour aboutir sinon à la disparition, du moins à la perte d’identité et de substance propre des titres.

C'est la même logique qui prévaut dans les velléités (avouées à « Sud-Ouest », tues à « La Dépêche ») de rachat du groupe « Midi Libre ». Comment croire qu’il ne s’agirait que d'une juteuse opération financière ? Comment ne pas envisager que dans les départements qui comptent trois quotidiens et dont les directions auraient des intérêts communs (Lot-et-Garonne, Aveyron et Aude) on ne s'acheminerait pas un jour ou l'autre vers une ou des synergies rédactionnelles ? Comment ne pas penser, par exemple, que les dirigeants ne verraient pas dans le vivier des quatre vingt journalistes aveyronnais l'aubaine d'opérer des économies d'échelle en réduisant les effectifs de moitié ? Et que dire des infos géné ?

En la matière, le SNJ considère que les journalistes du groupe Dépêche ont déjà donné. De fin 2001 à fin 2006, « La Dépêche » a perdu 25 journalistes en CDI dont une douzaine de postes en rédaction détachée. Des pertes ont été subies dans des proportions similaires au « Petit Bleu » et à « La Nouvelle République des Pyrénées ». La synergie dans les Hautes-Pyrénées a été mise en place sans respecter l'avis des syndicats et des journalistes, sur des bases sociales faussées et dans une usine à gaz organisationnelle toujours au bord de l’explosion. Ce même modèle qui, pourtant, ne peut servir d'exemple, est en court d'exportation en Lot-et-Garonne où le contexte est encore plus difficile.

On connaît les résultats de ces politiques : certes, des économies de masse salariale, mais aussi des titres qui perdent leur identité, voire leur lectorat (c'est particulièrement dramatique pour le Petit Bleu depuis fin 2003). Il n'y a guère que depuis six mois que les ventes se portent un peu mieux à « La Dépêche » : depuis que les effectifs des journalistes en CDI sont stabilisés, voire progressent un peu avec l'intégration de pigistes. Cette  corrélation entre effectifs et ventes est frappante.

Aussi, les rédactions n'ont que faire des belles opérations financières et des synergies. Elles ont surtout besoin de sang neuf et supplémentaire après les saignées subies. Les journalistes veulent avant tout des moyens adéquats pour exercer leur métier et leur savoir-faire ; le tout sur la base de projets rédactionnels forts et de qualité, élaborés dans la concertation et non pas de fumeux ersatz journalistiques virtuels construits à partir de prétendues enquêtes marketing.

SNJ Dépêche, avenue Jean-Baylet 31095 Toulouse cedex. Tél., fax, répondeur : 05.62.11.35.04. Adresse mail : snjdepeche@wanadoo.fr
Par SNJ_MP
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Mardi 26 juin 2007
Au dernier trimestre 2006, la direction de « La Dépêche du Midi » a annoncé la restructuration des entreprises du groupe. Il s’agit avant tout du morcellement de la société « La Dépêche du Midi  et le petit Toulousain » (plus de huit cent salariés en CDI) en quatre entreprises distinctes (sur le papier). 

Une régie publicitaire, Occitane de publicité (O2pub) a déjà été mise en place et le transfert de 130 salariés Dépêche vers cette nouvelle entité s’est déjà opéré, en deux fois (janvier et mai 2007). La création de la société « Groupe La Dépêche », entité chapeautant toutes les entreprises du groupe en matière juridique, de contrôle de gestion, d’administration, de finances, de marketing, de ressources humaines de relations extérieures etc. est créée en cette fin de premier semestre 2007. 

Aucun salarié n’a pour l’instant été transféré dans cette entité qui devrait compter un effectif d’une centaine de personnes (50 cadres, 50 employés) . « La Dépêche du Midi SAS » et « L’Occitane d’Impression », les deux plus grosses structures, devraient été créées soit d’ici la fin 2007, soit début 2008. « La Dépêche du Midi SAS » devrait comprendre les salariés de la rédaction et des ventes (210 journalistes + 40 cadres + 50 employés) et comporter deux filiales, « La Nouvelle république des Pyrénées » et « Le Petit Bleu ». « L’Occitane d’Impression » réunira le secteur industriel (impression, expédition, technique,…) soit 270 salariés. 

L’actuelle entreprise « Publi » devrait se renforcer avec des transferts d’effectif, notamment en intégrant les gratuits d’annonces de la « Nouvelle République ». L’entreprise « Le Villefranchois » a été transformée en « Dépêche Hebdos » qui a vocation à regrouper tous les hebdomadaires du groupe et qui vient d’accueillir « La Semaine du Lot », achetée en avril. « La Dépêche Interactives » est une également « petite nouvelle », chargée du développement du multimédia, des sites Internet, du e.commerce,… 

Parallèlement, le déménagement des salariés d’O2P sur un autre site toulousain, a conduit à d’autres réorganisations : « Midi-Olympique », déjà sur le site du Mirail, a rejoint la rédaction de « La Dépêche » au deuxième étage du bâtiment. « Toulouse Mag », qui comprend « MPS », « Toulouse match », « Toulouse Mag » etc. déménagera dans les anciens locaux du Midol au mois de juillet.
Par SNJ_MP
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Mardi 26 juin 2007
La direction a choisi de modifier les structures du groupe en divisant « La Dépêche du Midi » en filiales virtuellement indépendantes. En fait, elles sont gérées administrativement, financièrement, juridiquement, en matière de ressources humaines ou de contrôle de gestion par une seule et même entité. Les décisions économiques et stratégiques de chaque entreprise sont en effet bien prises par les mêmes dirigeants au niveau du groupe. 


Cette réorganisation induit une évolution des instances sociales de l’ensemble du groupe. Aux yeux du SNJ, c’est une occasion unique d’améliorer l’égalité entre tous les salariés du groupe (qui n’est déjà pas doté des instances obligatoires comme un comité de groupe). 

Actuellement, certaines structures sont trop petites pour élire des délégués du personnel ou disposer d’un comité d’entreprise. D’autres, qui pourraient prétendre à des délégués n’en ont toujours pas... Les salariés de ces unités n’ont donc pas de représentants légaux auprès de la direction. Pour les salariés et leurs représentants, la gestion économique et sociale de ces structures reste opaque. En l’absence de comité d’entreprise, leurs résultats et stratégie ne sont soumis à aucun contrôle légal des salariés. Et ces derniers ne peuvent accéder aux œuvres sociales telles que les locations pour les vacances, les prêts à taux zéro,...

Or, le rassemblement de toutes les entreprises du groupe dans une même unité économique et sociale (UES), imposant, à minima, pour chacune d’elles l’appartenance à un même comité central d’entreprise, mettrait fin à ces inégalités. C’est la position défendue par le SNJ. Ce n’est pas celle de la direction de La Dépêche, qui prône, au contraire, une UES réduite aux trois plus grosses entreprises du groupe, et abandonne les salariés des petites structures à leur isolement. En clair, l’entreprise est prête à faire évoluer ses structures économiques vers plus de flexibilité et de souplesse, mais refuse d’améliorer la situation sociale des salariés.

 

SNJ Dépêche, avenue Jean-Baylet 31095 Toulouse cedex.    
Tél., fax, répondeur : 05.62.11.35.04.

Adresse mail : snjdepeche@wanadoo.fr

Par SNJ_MP
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