Liberté de la presse

Dimanche 13 avril 2008 7 13 /04 /2008 11:46

C’est le titre du dernier ouvrage d’Acrimed :

Tous les médias sont-ils de droite ?

-          Du journalisme par temps d’élection présidentielle

 Tous les médias sont-ils de droite ? Évidemment, non. Du moins si l’on s’en tient aux

orientations politiques qu’ils affichent. Mais alors ?...


Présentation

Tous les médias sont-ils de gauche ? Écoutons Nicolas Sarkozy : « La presse est

globalement de gauche, non pas socialiste, non pas partisane, mais culturellement

de gauche. » Interrogé le 13 décembre 2007 par Le Nouvel Observateur, il revient

ainsi sur la campagne présidentielle et sur le rôle des médias. Et, péremptoire,

explose : « La presse, globalement, a été opposée à ma candidature. C’est son droit.

Dire qu’elle m’a aidé, c’est à exploser de rire ! » L’hilarité présidentielle peut ellemême

prêter à rire. Mais – c’est incontestable – dans l’ensemble, la « culture » des

journalistes français n’est pas celle de la « droite décomplexée ». Pas aussi

pleinement que notre rieur pourrait le souhaiter, en tous cas.

De là à affirmer que « la presse est globalement de gauche » et laisser à entendre que

tous les médias le sont, c’est recourir à une figure oratoire de tribun des médias,

destinée à attirer leur attention en les prenant à contre-pied. Comment le nier ? Les

médias ont servi Nicolas Sarkozy, notamment parce qu’il a su s’en servir. Pourquoi ?

Comment ? Avec quelle efficacité ? Répondre à ces questions est moins aisé qu’il n’y

paraît.


Pour en débattre,

Rendez-vous le jeudi 24 avril à 19h, Bourse du travail, -salle Jean-Jaurès-19, place Saint-Sernin – 31000 – Toulouse

En présence des auteurs

Grégory Rzepski et Henri Maler

 

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Jeudi 17 janvier 2008 4 17 /01 /2008 20:45
Les syndicats de journalistes, réunis pour la première fois depuis quinze ans, s'adressent à tous les français pour proposer une loi garantissant  l'indépendance des rédactions, à l'heure où les dérives déontologiques, les rachats de médias et les pressions sur le contenu de l'information se multiplient, remettant en cause le droit de chacun à une information honnête, indépendante et fiable.

 

 Les syndicats avancent les propositions de modification législatives suivantes :

CHAQUE TITRE (écrit, audiovisuel,multimédia) devra disposer d’une équipe rédactionnelle permanente et autonome composée de journalistes professionnels au sens de l’article L 761-2 du Code du travail, collaborant régulièrement au titre, qu'ils soient mensualisés ou rémunérés à la pige. L'intégration/mensualisation devra être proposée aux journalistes pigistes qui en expriment le souhait. Le recours à des journalistes en CDD ne sera autorisé que dans les cas prévus par la législation en vigueur.

LA LOI FERA OBLIGATION à l’éditeur de remettre chaque année aux institutions représentatives du personnel, en même temps que ses comptes annuels, la composition de cette équipe rédactionnelle en y faisant apparaître le nombre de journalistes précaires et de correspondants locaux de presse. En cas de non-respect de tout ou partie de ces dispositions, les diverses aides publiques dont bénéficie l’entreprise de presse fautive seront suspendues.

QUELLE QUE SOIT la forme juridique du titre, quelle que soit la forme juridique de l’équipe rédactionnelle, cette dernière sera obligatoirement consultée par la direction sur tout changement de politique éditoriale ou rédactionnelle.

CETTE ÉQUIPE RÉDACTIONNELLE sera également obligatoirement consultée par l’employeur avant et lors de la nomination du responsable de la rédaction, quel que soit l’intitulé de sa fonction (directeur de l’information, directeur de la rédaction, rédacteur en chef…). Celui-ci devra présenter son projet éditorial à l’équipe rédactionnelle, qui pourra s’opposer à sa nomination ou à son projet.

PAR LA SUITE, si la gravité de la situation l’exige, l’équipe rédactionnelle pourra prendre l’initiative d’un scrutin de défiance. La rédaction aura la faculté de saisir le comité d’entreprise. Celui-ci pourra agir dans le cadre d’un droit d’alerte aménagé et spécifique. Là encore, en cas de non-respect de tout ou partie de ces dispositions, les diverses aides publiques dont bénéficie l’entreprise de presse fautive seront suspendues jusqu’à ce que cesse ce manquement. Cette sanction sera publiée et diffusée par l’entreprise de presse.
En outre, sans prétendre apporter aujourd’hui de réponse au débat relatif au statut des entreprises de presse, nous rappelons qu’à tout le moins ces entreprises ont, du fait de leur activité, une responsabilité sociale particulière.


Il découle de celle-ci que ces entreprises doivent être soumises à des obligations accrues de transparence :

ELLES DEVRONT PUBLIER et diffuser chaque année toutes les informations relatives à la composition de leur capital et de leurs organes dirigeants, l’identité et la part d’actions de chacun des actionnaires, personnes physiques ou morales. Elles devront porter ces informations à la connaissance du public.

CETTE OBLIGATION DE PUBLICATION et de diffusion devra également s’appliquer dès qu’un changement est intervenu dans le statut, l’organigramme ou la composition du capital de la société éditrice et/ou propriétaire.


LES NOMS DES PRINCIPAUX DIRIGEANTS et des principaux actionnaires (plus de 15 % du capital) devront également être mentionnés dans chaque numéro de la publication concernée.


En savoir plus
Pour signer la pétition en ligne


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